Le système nerveux

            Le système nerveux central est l’ensemble des centres nerveux où sont traitées les informations sensitives et envoyées les informations motrices. Il est composé de 2 structures : l’encéphale* et la moelle épinière*, c’est-à-dire l’axe cérébro-spinal. Les stimuli visuels et auditifs, comme les messages subliminaux, sont captés par les yeux et les tampons, des organes sensoriels (comme nous l’avons vu dans le paragraphe précédant), et transmis grâce aux nerfs au système nerveux central, plus précisément au lobe occipital et temporel (responsables de la vision et de l’audition respectivement). Ces lobes sont formés d’un tissu nerveux connu comme substance blanche, formé d’axones (partie allongée d’un neurone qui permet le passage de l’information sous forme d’impulsions électriques) et de dendrites (porte d’entré des neurone qui reçoit les signaux transmis par les axones). Cette substance blanche permet à l’information sensorielle d’être transmise à la périphérie du cerveau, le cortex (partie superficielle des hémisphères du cerveau, responsable du traitement de l’information sensorielle). L’aire de projection (ou primaire) reçoit le signal tel que les organes sensoriels perçoivent l’image ou le son. C’est le traitement perceptif. On y distingue trois types de processus:

  1. des processus perceptifs précoces qui consistent à détecter les composants élémentaires de la forme ou « primitives visuelles » (ce sont des informations de 1 ou 2 dimensions).
  2. des processus perceptifs intermédiaires qui regroupent ces composants élémentaires selon des critères comme la continuité, la colinéarité, la clôture; ce traitement aboutit à une représentation de la forme distincte du fond (l’expérimentateur y voit de la profondeur, des surfaces, de la perspective, des orientations) mais ces éléments ne permettent pas de se représenter la forme comme un tout.
  3. des processus perceptifs tardifs qui permettent d’aboutir à une représentation élaborée de la forme en 3D.

À la fin de ce processus, l’image ou le son sont transmis à une autre aire du cortex cérébrale, l’aire d’association, c’est à dire les régions V2, V3, V4, V5 (ou MT), PO, etc. C’est là qu’il y a confrontation entre cette représentation et des images mentales d’objets préalablement stockées dans la mémoire à long terme auxquelles elle va (ou non) pouvoir être associée. Dans le traitement cortical de l’information visuelle, il existe deux grandes voies : la voie ventrale, celle de l’identification de l’objet; et la voie dorsale, celle qui reconnaît la position de l’objet. La voie dorsale est composée par les aires temporale médiane (MT), temporale médiane supérieure (MST) et intra pariétales ventrales et latérales (VIP et LIP), dont les cellules reconnaissent les mouvements. Les neurones de la voie ventrale codent des paramètres de l’objet, comme sa taille, sa couleur et sa forme. Elle se termine dans le lobe temporal. Dans les aires V1, V2, V3 et V4, les neurones sont sensibles à des configurations des caractéristiques spatiales et à la couleur des objets. Dans les aires V1, MT, MST, VIP, LIP, les neurones répondent au mouvement disparité binoculaire (aire MT), et sont certainement impliqués dans le contrôle des mouvements oculaires (aire MT et MST). Les aires visuelles (V2, LIP, VIP) contiennent des neurones qui répondent à la direction de mouvements. L’aire inféro temporal, aussi connu comme aire IT, comprend les aires TEO et TE. Les cellules de l’aire IT reçoivent de nombreuses connexions de l’aire V4 et répondent à une vaste gamme de couleurs et de formes géométriques simples. Elles jouent un rôle important dans la mémoire visuelle, et sont donc une région clé dans la reconnaissance des objets.

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Fluxogramme du parcourt de l’information parmi les différentes aires corticales

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Différentes régions du cerveau qui concernent la perception visuelle. Les aires primaires (V1) et secondaires (V2) sont entourées de nombreuses autres aires visuelles tertiaires ou associatives : V3, V4, V5 (ou MT), PO, etc.

Parallèlement, le traitement de l’information sonore se passe ainsi : C’est sur la membrane basilaire que sont fixées les cellules nerveuses qui vont transmettre une « image sonore » au cerveau.

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Schéma de la zone correspondante au cortex auditif

La zone orange du cerveau traite les informations sonores, elle est connue comme cortex auditif. L’audition, comme toute autre modalité sensorielle, possède une voie et des centres primaires, c’est-à-dire totalement dédiés à cette fonction, et des voies dites non primaires, moins importantes.

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Schéma du parcourt du message nerveux issu des oreilles

La voie primaire est courte, rapide, et aboutit au cortex auditif primaire. Elle transmet l’information codée par la cochlée, chacun des relais effectuant un travail spécifique de décodage et d’interprétation qui est ensuite transmis aux relais supérieurs. Le message nerveux sonore passe d’abord par le nerf cochléaire, puis il passe par plusieurs neurones avant d’arriver dans le thalamus où un travail d’intégration est fait: une réponse motrice est préparée. Enfin, il est transmis au cortex auditif qui va recevoir un message déjà en parti décodé par les neurones sous-jacents, et va pouvoir le reconnaître.

 

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